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L’artiste peintre français Ricou expose à Casablanca

«  Aux Saveurs du Maroc »


Vernissage le jeudi    29  mars  à 19 heures en présence de l’artiste

 


Les cimaises de la Galerie Le  Chevalet abritent  du 29  mars  au 9 avril 2012  la  première exposition  individuelle de l’artiste plasticien français Eric Amaté   dit Ricou   au Maroc après  avoir exposé dans des lieux prestigieux (Galerie Saint-Georges à Lyon, Galerie Artcat à Valence, Galerie Au Fil des Arts à Charmes-sur- Rhone, Galerie Chaimad Fine Art à Castres et bien d’autres encore).  Ricou   figure parmi les peintres néo-figuratifs les plus talentueux et porteurs d’avenir. Dans ses œuvres connotatives, il   essaie  d’immortaliser  les moments pittoresques, en mettant en relief des scènes expressionnistes  à travers des compositions picturales dynamiques et un traitement chromatique bien recherché, ce qui donne à ses œuvres une dimension visuelle surprenante. Avec certitude et professionnalisme, il   met en toile les atmosphères  impressionnistes  des espaces féeriques, tout en assurant un  parallélisme  bien étudié  entre la couleur délicate et les scènes peintes.
Son acte de voir et de percevoir se veut un répertoire visuel  ponctué par un choix bien étudié  et éclectique des ambiances chromatiques  d’une grande valeur artistique,  ainsi que par la vie des  scènes les plus éloquentes  à plus d’un titre.
En comptant sur votre couverture médiatique, veuillez agréer nos salutations distinguées.

Fadwa  Benabed
Coordinatrice
0619486066

Eric Amate
Vers une plus grande pureté plastique


Né en 1964 à Lure dans la Haute Saône, l’artiste peintre français Aric Amate (alias Ricou) expose ses derniers travaux à la galerie casablancaise Le Chevalet, du 29 mars au 9 avril 2012, sous le thème « Aux saveurs du Maroc ».

Exposant depuis quelques temps déjà, Eric Amate affiche continuellement un profil de peintre aux multiples facettes : figuratif expressionniste, abstrait lyrique, tachiste, quand sa palette ne bascule pas dans un symbolisme chromatique où la touche explose en une myriade de signes, dans un espace complètement libéré et sitôt investi par la seule lumière.
Dans sa figuration, la technique employée ressortit tantôt à celle d’un Lucien Freud dans sa manipulation dramatique des formes (celles des personnages notamment), formes déréalisées, que rehausse un usage accru de la couleur, mettant à nu un réalisme du corps (et de la chair) qui confine à l’angoisse ; tantôt à un Clemente (au niveau des visages/portraits), en concentrant l’intérêt plastique sur l’expression du regard et l’incongruité des cernes.
Dans ce volet, la veine figurative essaie de s’approprier un langage moderne personnalisé, en parallèle aux discours défaitistes voire alarmistes qui alimentent la scène sociale, resurgissant ici et là des notes victimaires, par exemple au plan des attitudes des personnages, et soulignant à force éclats lumineux une condition humaine rongée jusqu’à l’os par des questions existentielles.
On retrouve dans l’abstraction de l’artiste les mêmes déchirements intestinaux, occultés derrière une matière présentée en éclaboussures, des formes disséminées, qui n’en disent pas moins sur le désemparement d’un moi tragique. La technique, subjectivée, s’attache à visualiser (en surface) un spectacle de tons très contrastants, à approfondir une tourmente spirituelle exprimée de la manière la plus spontanée, c’est-à-dire à coups de jets colorés, d’effets brillants, de formes fragmentées parfois jusqu’à la plus infime brisure.
A cette orgie factuelle d’expressions et d’inexpressions plastiques s’ajoute le souci majeur de la création, celui de l’espace, compris ici comme un néant philosophique, que l’artiste, au plus fort de sa verve, peuple d’une multitude de petits « riens » étincelants et parfaitement métaphoriques.
C’est une façon de désavouer ce prétendu confort, au fond artificiel, qu’on se dit ressentir en faisant œuvre d’art, alors qu’il y va là plutôt d’une souffrance dirimante, opérant parfois comme un séisme.
Dans les dernières toiles d’Eric Amate, ces petits « riens » essaiment et couvrent presque tout, déclinés dans toutes les gammes et défiant toute approche dialectique. On pourrait penser là, cavalièrement parlant, à une panne d’inspiration ou à une simple ébauche d’un espace à définir et de formes à concevoir. Que non ! Eric Amate a abouti là à un dévidement en règle de ce qui fait l’esprit même de la couleur, n’en exprimant plus, de façon inédite, que le pro-jet.
Une telle expérience a déjà été tentée par les post-minimalistes, sinon par les anciens néo-plasticiens sous la houlette de Piet Mondrian. Ne plus s’attacher qu’aux balbutiements de la matière, à son aspect éphémère, son évanescence, et composer là-dessus une sorte de « vide mental », qu’animeraient les vibrations de la lumière première.
Ce repli singulier de la matière est, certes, signe des temps, et trouve écho dans un retrait social général devant l’altérité. Il serait vécu aujourd’hui comme une autodéfense.
Eric Amate témoignerait-il là d’un état moral qui est devenu non réceptif, de la vanité des habituelles identifications plastiques qui continuent de rassurer plus d’un, comme des valeurs, devenues purement matérielles, qui s’y rattachent ? Peut-être…
Au-delà des registres formels fréquentés, Eric Amate ne déroge à aucun de ses choix thématiques et ce en y maintenant la même force expressive, le même souci de dépouillement. « Aux saveurs du Maroc », malgré sa connotation pittoresque, pourrait se comprendre comme un pas vers une plus grande pureté plastique.

N.B. Eric Amate est l’invité d’honneur de l’exposition collective « Visions » dans sa 3ème édition, qui se tient à la Cathédrale Sacré-Cœur à Casablanca, jusqu’au 31 courant. De même il sera l’invité d’honneur du Festival International du Film de l’Etudiant (FIFE) qui aura lieu du 8 au 12 mai 2012 à Casablanca.
Abderrahman Benhamza
Critique d’art

Photo : Algo




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