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Entretien avec Mohammed Mansouri, ambassadeur de la Mondial Art Academia

Le musée doit être marqué par sa propre collection


L'artiste Mansouri Idrissi Mohamed accède au titre de Chevalier Académicien à la Mondial Art académie puis ambassadeur accrédité au Maroc du dit organisme. Né à Rabat en 1962, Mansouri est diplômé de l’Académie Européenne des Arts de Bruxelles (Belgique).

Il est très actif dans le domaine associatif, Président de l’Association La Pensée Plastique (Rabat), Vice Président du Syndicat Marocain des Artistes Plasticiens Professionnels… il a été sélectionné dernièrement  au sein du Mondial Art Académie en tant que Chevalier Académicien avec le numéro 190 du siège qui lui est attribué, et ce, en reconnaissance de la qualité de son travail et de son parcours artistique. Il est ainsi le premier artiste du monde arabe et africain à siéger dans cette honorable Académie.  En tant qu’invité d’honneur et  représentant officiel de Pierrick Her , président  de la Mondial Art académie ,  Mansouri prendra part   à une grande exposition collective organisée sous le signe « les mains qui voient» du 12 au 26 décembre 2014 au Forum de la Culture à Casablanca (ex. Cathédrale Sacré Cœur). Entretien :

Vous êtes  le premier artiste peintre arabe qui a bénéficié du titre de chevalier académicien puis d'ambassadeur pour le Maroc.  Qui a fait cette distinction honorifique ?

Le  comité de sélection  du Mondial Art Academia   présidé par l’artiste plasticien de renom Pierrick Her   m’a nommé et  m’a retenu, dans un premier temps pour la qualité de mon travail et ensuite pour mon sérieux et mon  dévouement à l'art.  Il est à rappeler que  les membres de  cet organisme associatif sont  très sélectifs. Dans ce contexte, Pierrick Her , président de cet organisme mondial, affirme : «   un artiste se doit selon nous, de représenter son pays dans la dignité. Il y a en art moderne, une grande quantité d'artistes, on peut les féliciter pour leur travail et moyen d'expression, néanmoins la qualité n'est pas toujours au rendez-vous.  En ce qui me concerne, je préfère le grand art, la technicité, la recherche d'harmonie à la provocation, sans pour autant défendre un schéma standardisé.  Sidi Mohammed Mansouri Idrissi répond à nos critères.  Les titres chevaleresques historiquement existent principalement depuis le moyen-âge, pour valoriser et récompenser les artistes, les artisans ayant contribué par leur art, à la grandeur de la France.  Ils recevaient un titre chevaleresque, chevalier,  officier, commandeur etc... en fonction de leurs parcours professionnel, représentant des années de travail. Napoléon a repris les mêmes concepts pour récompenser les militaires méritants en instaurant la légion d'honneur.  Les autres titres chevaleresques, mettent en exergue la culture, les arts, le dévouement.  Les hôpitaux, la Croix Rouge, et nous-mêmes rentrons dans ce cadre. En effet, nous sommes totalement ouverts à un partenariat artistique avec le Maroc.  Nous avons déjà quelques excellents artistes marocains dans notre académie et nous avons missionné Sidi Mohammed Mansouri Idrissi, en lequel nous avons une grande confiance,  pour nous présenter des artistes de qualité. Notre but est d'organiser avec le Maroc une grande exposition internationale où nous pourrons inviter des artistes marocains sélectionnés, pour un grand échange culturel.».

Votre toile se veut un terrain d expérimentations et de recherche approfondie sur les illuminations mystiques. Qu’en pensez-vous?

Avec mon style personnalisé,  je fais de la couleur mon champ plastique. Et c’est par la seule technique de l’empreinte  que j’imprime les  formes aux éléments constituant ma toile. Je veux que celui qui regarde ma  toile soit en mesure de se défaire de sa paresse et de sa vision du monde subjective pour décoller pour un rêve continu et toujours renouvelé et naviguer de conserve avec les cadences rythmées de la couleur. Formes et créatures excentriques s’y échangent leurs tonalités respectives, corps à l’état de transe  n’arrêtent pas d’y pinailler subtilement. Le monde rendu dans la toile n’invite pas  uniquement  le récepteur à prendre l’onirisme de la couleur en marche et générant ses mouvements et ses formes, ses signes et ses multiples dimensions, mais t’invite également à ne voir que ce que tu voudrais voir, car à coup sûr, tu ne verras que ce que tes yeux sont en mesure de voir et de percevoir. Tu verras des vallées et des steppes, des nuages dans tous leurs états, des ténèbres, mais aussi celles dont tu ne soupçonnais pas même l’existence en ton âme. Tu verras la couleur des fois attenant la couleur et d’autre fois l’envahissant et la couvrant. Tu verras des couleurs impulsives s’extasier dans un tourbillon vertigineux. Transes extatiques et rites pour abolir les formes et les absorber comme pour amener son spectateur à les recréer par la force d’une cosmologie le transformant en un spectateur actif en interaction avec l’œuvre dont il restitue les signes et les codes. La toile devient un microcosme rassemblant créatures et formes, illuminations et esprits purs ;  l’ensemble évoluant dans un monde à la fois céleste et chthonien. Un monde où le rêve devient réel dans sa perception matérielle : épiphanie apparue aux  pôles du soufisme et que je  veux qu’elle se manifeste au mystique qui sommeille en nous.

Comment vous avez apprécié l’inauguration du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain ?

Tout d’abord, je tiens à saluer vivement  cette initiative  civilisationelle qui traduit  la volonté de notre Roi  de poser  le premier jalon d’un  musée pilote au Maroc  dont l’enjeu majeur est de  contribuer  davantage à la conservation et au rayonnement du patrimoine  créatif dans sa diversité et sa pluralité sans discrimination et parti  pris.

Certes,  c’est  une  première institution muséale  artistique à l’échelle nationale  qui va contribuer, de son coté,   à la promotion de  l'art moderne et contemporain, mais elle doit être marquée par sa propre collection sans faire recours à des prêts temporaires.

Reste à souligner que cette  première  plate forme doit être renforcée par  la mise en place de plusieurs musées régionaux  pour sensibiliser toutes les franges de la société marocaine  à la création artistique  et  participer ainsi  à la vie culturelle du pays en favorisant les échanges entre le public et les artistes, toutes tendances et générations confondues.

Je suis convaincu que  ce réseau de musées régionaux  est un projet culturel  incontournable pour faire de l’art un véritable vecteur de développement, et ce  dans le but de concrétiser la Haute Volonté Royale de doter le Maroc d’une régionalisation avancée, d’essence démocratique et vouée au développement intégré et durable sur les plans économique, social, culturel et environnemental :  Ce projet constitue le prélude à une  profonde  renforcement  des structures de l’Etat, à travers la conduite résolue et graduelle des processus de décentralisation et de déconcentration conséquentes et effectives, de démocratisation culturelle poussée,  et d’accélération de modernisation  administrative  et culturelle du pays et de bonne gouvernance.

L'acte de peindre selon votre expérience personnelle?

J’aimerais bien rappeler la citation éclairée d’un grand critique d’art qui a écrit sur mon acte pictural un article consistant dont voici un extrait :   «  Mansouri, partant du colorant de la nature,  abandonne sa palette aux caprices de la lumière qui lui fait subir ses métamorphoses chromatiques et discursives. Le rendu en est des claires-obscures, images et musique, formes et silhouettes, apparents et caché, aplats et fondus dans un tourbillon vertigineux et une transcendance excelsiore allant au-delà des limites de la toile. Mansouri met sa palette dans tous ces états et prend un malin plaisir à provoquer l’étonnement du spectateur, appelé à marquer un temps d’arrêt pour méditer un tant soit peu ce monde d’abondance, aux contours fantomatiques obtenus par sa seule palette source (le colorant de la nature). Une peinture qui génère ses nombreuses couleurs à l’infini, travaillées par l’usage de diverses empreintes en tant que toile de fond et à même d’occasionner tantôt l’émerveillement, tantôt la perplexité du spectateur. ».

Propos recueillis par Dr. Abdellah Cheikh (critique d’art)

 

Mansouri Idrissi Mohamed

Né en 1962 à Rabat.

Vit et travaille à Rabat.

Président fondateur de l’Association « la pensée plastique ».

Président  délégué de l’Académie Européenne des Arts, Bruxelles.

Ambassadeur  du Mondial Art Académia, France.

Depuis 1977 : Expositions collectives et individuelles au Maroc et à l’étranger.

E.mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

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