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Entretien avec Pierrick Her, président de Mondial Art Academia

Beaucoup d'artistes vont à la facilité

Né le 6 mars 1946 (Ile & vilaine) vit et travaille en petite Camargue (pays d'adoption),  Pierrick Her  préside actuellement Mondial Art Academia : un organisme associatif qui  contribue à la promotion des artistes plasticiens, tous styles et générations confondus.

Cet artiste de renom remporte son premier concours de dessin à Laval à l'âge de 13 ans, poursuit ses études, devient titulaire d'un Baccalauréat de philosophie avec mention. Il se consacre ensuite aux Beaux-Arts de Rennes, Paris, étudie les techniques anciennes des Maîtres italiens, flamands, allemands. Après un court passage à « la Chaumière » à Paris (1969) avec Yves Brayer, il devient l'élève du peintre hongrois Paul MAIK, obtient une maîtrise en Arts-plastiques et se dirige vers des thèmes fantastiques, symbolistes ou surréalistes (1977 à 1990). Il met au point une technique avec de l'encre de stylo à bille en déclinant le noir, le bleu, le vert et le rouge en 90 couleurs. Il rencontrera les peintres Toffoli, Salvador Dali, Giger et Gen Paul. A partir des années 1990, il exécute quelques séries de tableaux sur la tauromachie, utilise des techniques mixtes pour un travail à orientation futuriste. Ses recherches actuelles lui font utiliser des techniques mixtes de métal en fusion de 250° à 1100° degrés associé à des pigments naturels et chimiques sur toile. Entretien :

Quelles sont les grandes actions culturelles et artistiques menées par votre organisme académique ?

Pierrick Her : Notre académie est jeune, nous existons depuis un an.  Néanmoins, nous avons constitué un panel d'artistes de très grande qualité dans différents pays du monde (France, Maroc, USA, Mexique, Brésil, Canada, Lituanie, Belgique, Pays-Bas, Suisse, etc...).

Nous exposons nos artistes académiciens dans des Salons Internationaux.  Nous venons de terminer "Creativ'art " à Toulouse, salon d'art contemporain regroupant 125 stands.  Fin septembre 2014, nous serons à Bordeaux  au "Salon ART 3G", grand salon réservé uniquement aux galeries, puis en octobre 2014, au Carrousel du Louvre à Paris au Salon "Art Shopping".Nous avons répertoriés nos artistes, dans un livre de luxe comprenant 200 pages "Académiciens 2014", où chaque artiste est mentionné avec photo d'une ou deux œuvres, ainsi que les coordonnées et site internet de l'artiste pour servir d'outil de travail. En juin 2015, Mondial Art Academia, aura son propre salon réservé uniquement à ses membres.  Notre participation à d'autres salons sera également mise en place au cours de l'année 2015.

Quel est, donc, l’enjeu qualitatif  de  Mondial Art Academia?

L'excellence et le partage, rendre un hommage tout particulier à ceux et celles, sans qui la liberté d'expression serait un vain mot.  Remercier et mettre à l'avant-scène tous les artistes qui s'investissent dans leur art avec sincérité et qui deviennent en quelque sorte des « distributeurs de liberté », des témoins de leur temps.

L’artiste sidi Mohammed Mansouri Idrissi est le premier artiste peintre arabe qui a bénéficié du titre de chevalier académicien puis d'ambassadeur pour le Maroc.  Qui a fait cette distinction honorifique ?

Notre comité de sélection a nommé et retenu l'artiste Sidi Mohammed Mansouri Idrissi, dans un premier temps pour la qualité de son travail et ensuite pour son sérieux, son dévouement à l'art. Nous sommes très sélectifs, un artiste se doit selon nous, de représenter son pays dans la dignité. Il y a en art moderne, une grande quantité d'artistes, on peut les féliciter pour leur travail et moyen d'expression, néanmoins la qualité n'est pas toujours au rendez-vous.  En ce qui me concerne, je préfère le grand art, la technicité, la recherche d'harmonie à la provocation, sans pour autant défendre un schéma standardisé.  Sidi Mohammed Mansouri Idrissi répond à nos critères.  Les titres chevaleresques historiquement existent principalement depuis le moyen-âge, pour valoriser et récompenser les artistes, les artisans ayant contribué par leur art, à la grandeur de la France.  Ils recevaient un titre chevaleresque, chevalier,  officier, commandeur etc... en fonction de leurs parcours professionnel, représentant des années de travail. Napoléon a repris les mêmes concepts pour récompenser les militaires méritants en instaurant la légion d'honneur.  Les autres titres chevaleresques, mettent en exergue la culture, les arts, le dévouement.  Les hôpitaux, la Croix Rouge, et nous-mêmes rentrons dans ce cadre.

Quel regard portez-vous sur le paysage artistique contemporain ?

La nature est souvent superbe, impressionnante ou terrible, l'art consiste en partie à en traduire les manifestations.  Grâce à son expérience individuelle, l'artiste doit savoir choisir et simplifier pour obtenir un résultat optimum, que ce soit en 2 ou 3 dimensions.  Les réalisations inédites, réalisées selon des techniques éprouvées se font rares. On a trop souvent en art moderne affaire à des recettes faciles, et l'art véritable en souffre.  Beaucoup d'artistes vont à la facilité, c'est la raison pour laquelle nous sommes sélectifs, tout en gardant un œil bienveillant et prometteur  sur les artistes montants, qui ont une originalité et qui sont dans la recherche.

Est-il possible de s'arrêter sur des projets de partenariat avec le Maroc sur le plan artistique ?

En effet, nous sommes totalement ouverts à un partenariat artistique avec le Maroc.  Nous avons déjà quelques excellents artistes marocains dans notre académie et nous avons missionné Sidi Mohammed Mansouri Idrissi, en lequel nous avons une grande confiance,  pour nous présenter des artistes de qualité. Notre but est d'organiser avec le Maroc une grande exposition internationale où nous pourrons inviter des artistes marocains sélectionnés, pour un grand échange culturel. Nos prochains projets : Nous mettons en place de grandes expositions internationales destinées à faire connaître les artistes et à les faire vendre leur art. Nous mettons également des parutions et couvertures sur nos artistes exposants dans des revues spécialisées comme « Univers des arts ».

Comment appréciez-vous l'art contemporain au Maroc ?

Pour être honnête, je connais davantage l'artisanat, culture ancestrale, en perpétuelle évolution, que ce soit l'art du tapis, le travail du cuir, du bois, terre, du métal, du textile, l'architecture fabuleuse. Il me semble que l'art contemporain peut puiser dans cet héritage, en y apportant toute une modernité, tant la culture ancestrale est riche par sa diversité.  A travers Mondial Art Academia, nous aurons la chance de pouvoir découvrir des artistes marocains et leurs œuvres de façon plus approfondie, ce qui sera un grand enrichissement pour nous.

Parlez-nous de vos prochains projets ?

Nous sommes entrain de préparer un projet d'envergure. Il s’agit d’u ne exposition réservée uniquement aux membres de Mondial Art Academia, dans un château médiéval à Sedan (France), avec cérémonie, repas, communication dans de somptueuses salles de Sedan.Nous avons choisi ce lieu  historique  vu  sa position géographique stratégique  pour les ventes, près de l'Allemagne, du Luxembourg, la Belgique, l'Autriche. Autre projet, une  grande exposition avec vente aux enchères à Montréal et new-York. Ensuite, nous ferons Shanghai, Londres, Singapour.  Je connais déjà Shanghai, j'y suis allé tous les ans, trois fois par an, pendant 10 ans, et j'y ai une ouverture, ayant exposé et travaillé avec des galeries chinoises.

Un nouveau livre « Académiciens 2015 » de 300 pages (puisque nous arrêterons les inscriptions à 300 artistes au sein de l'académie)  sera mis  en place, pour nous tourner vers la promotion.

Quelle est votre réflexion sur l'art par rapport au décloisonnement ?

Nous allons vers la globalisation avec l'art, nous avons une responsabilité au niveau social, lorsque l'on se trouve face à un défaut, rien ne sert d'éluder le débat, mais en ce qui concerne une pièce artistique, la finition prendra toute son importance, si vous cherchez à y remédier, ou travailler du défaut, fort de l'expérience, vous vous attaquerez à une autre pièce. L'art permet d'approcher ou rechercher ce qui est beau et de mieux comprendre le monde. Pour conclure, comment définir le talent, je dirai excellence plus différence.  Caractéristique de ce que l'on fait mieux que les autres, dans une activité donnée, être présent à un instant crucial pour l'excellence d'un état de performance.

 

Propos recueillis par Dr. Abdellah Cheikh (critique d’art)

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