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L’œuvre d’Isabelle Bauer s’invite à La Casa Del Arte :

L’œuvre d’Isabelle Bauer s’invite à La Casa Del Arte :

Les  cimaises de La galerie  Casa Del Arte à Casablanca  abritent  actuellement les œuvres  ludiques de l’artiste peintre Isabelle Bauer. C’est l’occasion pour les passionnés de découvrir une palette riche à plus d’un titre et une démarche artistique singulière, exigeante et poétique.

 

Des  couleurs expressives, il parvient à faire jaillir la lumière. vive et attentive, Isabelle Bauer ( native de l’Alsace en 1967) aime  la force   de la  forme, sa gravité, son évidence, sa fluidité… Les   entités expressives   ont  des possibilités  extraordinaires.

Hypersensible, toujours  à l’écoute de son actualité,  elle  n'a jamais coupé le lien avec son terroir  mental, tout en peignant  «  l’ici et ailleurs ». C'est une femme  de fidélité, à  elle -même, aux paysages de  notre  tiroir  aux grands repères de ses vécus, à sa quête artistique  des traces qui font rêver  traces.

Depuis plus d’années, Isabelle Bauer trace inlassablement son sillon. Elle  peint des figures et des impressions  drôles : une révélation devant la beauté de  la nature divine.  Ses premiers  tableaux  témoignent du travail  de l’artiste  peintre sur  l’harmonie et la cohésion  qui  s'affirment  dans un rapport  avec  les  couleurs séduisantes .  Elle est  au-delà  des couleurs  et des figures, dans un autre champ mental et spirituel. C’est la lumière, diffusée par reflets, qui importe.


En quelque sorte, Isabelle Bauer participe donc également d’une réflexion plus générale sur les atmosphères nostalgiques. Ce qui ressort immédiatement, c’est le fond  fluide, qui n’est pourtant qu’un point structurel dans la composition  dynamique, les  figures  ne se révèlent que progressivement, au fur et à mesure que l’œil se fait à la pénombre de l’image : l’impression, encore une fois, rend la forme méconnaissable.  La  picturalité  vise donc à rendre invisibles les indices  en faisant disparaître les figures et les espaces, qui se signalent dans l’œuvre comme absences et  manques comme du plein sur le vide  laissé par le  pinceau  de Isabelle Bauer .

 


La  figure estompée  comme moyen d’expression permet d’exposer une double réflexion sur  l’impression : mise à distance de cette forme  figurale   en la présentant comme indescriptible. Les indices  esthétisent  les atmosphères en ce sens qu’ils  réduisent l’objet de la représentation à un procédé stylistique donné, signe minimal de la peinture. Dans le même temps, on peut concevoir l’esthétisation comme processus d’embellissement, afin de rendre plaisantes à l’œil des scènes féeriques, ce qui participe de la stratégie esthétique de Isabelle Bauer .

 


Les œuvres  possèdent une familiarité et une beauté formelles qui leur permettent de nous happer dans leur univers. C’est là le deuxième aspect de la stratégie d’esthétisation d’Isabelle Bauer : la séduction par la forme fluide. Les figures  séduisent par leur référence au  vécu historique.


Surprise, surprise ! Le confort esthétique ainsi aménagé fonctionne comme un  plaisir visuel : la fluidité  de la forme nous pousse à regarder ce dont nous détournerions naturellement les yeux. Isabelle Bauer désire que ses images suscitent un sentiment de recueillement  chez le spectateur, et estime que ses créations ont atteint leur but quand nous sommes  emportés.

Ainsi, toujours dans la série de ses tableaux, le traitement du motif   iconique  empêche la description immédiate de l’image, car l’œil se perd avec délices dans  les impressions imagées. L’usage de la couleur rend les  figures  plus séduisantes encore, de même que la  variété  des formats et leur présentation plus personnalisée  les rendent plus rassurantes, plus aisées à  percevoir : elles ne s’imposent plus comme l’ombre ou la mauvaise conscience du regardeur. Or ce qu’Isabelle Bauer nous donne à voir, ce sont des scènes des réminiscences et des jouissances.

 

Dr. Cheikh Abdellah ( critique d’art)

 


Exposition ludique de l’artiste peintre Isabelle Bauer

 

Une exposition ludique de l’artiste peintre Isabelle Bauer. C’est l’occasion pour les passionnés de découvrir une palette riche à plus d’un titre et une démarche artistique singulière, exigeante et poétique. Cette exposition se veut une percée dans le monde intime  de cette plasticienne native de l’Alsace en 1967,  sa créativité, son œuvre et une bonne partie d’elle-même.

Lors de cette exposition, La Casa Del Arte nous propose de découvrir l’œuvre de cette  plasticienne chevronnée avec son approche tout à fait nouvelle de ce genre de peinture et un style qu’elle  a réussi à garder intact.  La frénésie de son attachement à la réalité des personnes et des choses qui l’entourent se manifeste de façon palpable dans l’ensemble de ses œuvres.  Des œuvres qui sont aussi et surtout le fruit de plusieurs décennies de recherches picturales focalisées notamment  sur la lumière.


Sa passion : la peinture et la photographie. Sa devise : la créativité et le sérieux. Son terrain de jeu : la toile. Et son mode d’expression : les formées carrées.  Il s’agit d’une plasticienne dont la fertilité intellectuelle se reflète dans la production picturale. C’est cette expérience, cette  quête renouvelée de styles, de couleurs, de formes et de lumières, que l’artiste Isabelle Bauer a décidé d’exposer aujourd’hui à La Casa Del Arte. Dans ses œuvres, tout suggère cette volonté de voyager au-delà du rythme quotidien, de la parole envolée pour accéder à la béatitude de l’être.

En somme, le travail de cette artiste fait preuve d'exigence et d'honnêteté foncière, mais aussi d'instinct immédiat, de rêve, de poésie et de fantaisie. Et ces aspects s'harmonisent pour s'incarner littéralement dans la matière, le pigment, le trait et la lumière. Pour elle, peindre est une nécessité. Elle a choisi ce mode d'expression par sensation. Et surtout par conviction. «Fascinée par les formes émanant d’une fleur, de l’écorce d’un arbre ou encore des découpes des troncs et des branches, je photographie la silhouette féminine, l’allure d’un corps, l’épanouissement d’un sentiment.

Des dessins miniatures ralentissent ce premier regard photographique et s’appliquent à le dépouiller pour ne laisser subsister que des évidences colorées  travaillées à l’aquarelle.  La légèreté du papier laisse ensuite place à la texture de la toile. Le pinceau sculpte, s’alourdit ou se fait discret, laissant sur la toile des espaces, comme les déchirures d’une histoire ou les respirations d’un dialogue», indique à ce propos l’artiste-peintre Isabelle Bauer.

Merveilleusement dominée par les mains de l'artiste, la série de tableaux que propose cette exposition  transperce tout amateur d’art plastique. La manière que notre peintre déploie dans la distribution des éléments rend ses œuvres très attractives. Celle-ci pourrait être comprise comme une rationalisation de l'espace. Car l’artiste alsacienne puise son inspiration dans les formes de la nature qu’elle a d’abord photographiées, elle compose, dans une forme carrée, les lignes de lumière et d’ombre, les épaisseurs, les profondeurs, les clartés.

Et l’ensemble de son travail montre qu’elle a toujours été une observatrice à l’œil alerte, volontiers fascinée, en même temps qu’une rêveuse capable de saisir au vol les éléments merveilleux et inquiétants de la nature. Ces photos tiennent lieu d’un document de travail. Et si la photographie évoque le résultat définitif de la toile, l’œuvre ne ressemble en rien au support qui a servi à sa matérialisation : la peinture est infiniment plus belle.

 

Pour cette exposition, Isabelle Bauer s’est inspirée d’une ballade dans les jardins de la Mamounia à Marrakech ». C’est ce que confirme aussi l’aquarelliste Adam El Mahfoudi : «En travaillant des photos puis des croquis, Isabelle simplifia la forme.

Elle a dessiné les lignes qui l’ont touchée. Choisissant la forme carrée, sa composition est d’abord rectiligne et rassurante, puis se libère et se transforme en composition courbe qui reflète toute la sensualité qu’inspire la nature pour notre artiste. Avant de peindre, Isabelle a fait plusieurs esquisses qu’elle a travaillées à l’aquarelle, un médium qu’elle affectionne et qui lui permet d’approfondir sa recherche de composition.

Ayoub Akil

Écrivain et journaliste